5 raisons de ne plus utiliser de tampons pendant ses règles

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raisons d'arreter les tampons dangereux

Dans sa vie, une femme aura ses règles 500 fois en moyenne. Il est donc indispensable de réfléchir sérieusement aux protections hygiéniques que l’on choisit d’utiliser, que ce soit pour préserver notre santé, prendre soin de notre intimité ou limiter notre empreinte carbone. Si le tampon hygiénique est l’une des protections préférées des Françaises, il présente de sérieux inconvénients que toutes ses utilisatrices devraient connaître. Focus sur les principales raisons qui font du tampon une protection hygiénique plus que discutable. 

1 Utiliser des tampons est très polluant

Au cours de sa vie, on estime (lien) qu’une femme jettera en moyenne 150 kg de tampons, applicateurs et serviettes à la poubelle – quand ces déchets ne se retrouvent pas directement dans les eaux usées. Ces énormes quantités de déchets coûtent cher à traiter et ne sont pas recyclées, sans parler de l’impact écologique que leur production a généré en amont. tampons hygiéniques polluants

Il faut savoir que les tampons hygiéniques contiennent une part importante de plastique : l’emballage est fait de plastique, l’applicateur également, le tampon lui-même contient souvent une pellicule de plastique et sa ficelle est aussi renforcée avec du plastique. Il met donc entre 500 et 800 ans à se décomposer dans la nature. Dans son rapport annuel, l’Ocean Conservancy indique avoir ramassé plus de 24 000 tampons et applicateurs sur les plages nettoyées par ses bénévoles en 2009.

Bien sûr, les culottes menstruelles et les cups sont également polluantes dans le sens où il faut les fabriquer et les traiter comme tout autre déchet lorsqu’elles arrivent en fin de vie. Mais comme ces protections hygiéniques sont réutilisables pendant plusieurs années, l’impact écologique est moins important.

2 Les tampons hygiéniques ne sont pas si économiques

Si les tampons sont peu chers à l’unité (0,20 ct en moyenne), ils représentent pourtant un coût non négligeable lorsqu’on rapporte leur utilisation à l’échelle d’une vie. Les fabricants recommandent de changer de tampon toutes les 4 à 6 heures. En prévision de chaque cycle, il faut donc en acheter une vingtaine. Cela représente un budget de 50 euros par an, soit plus de 1 900 euros au total au cours d’une vie. Sans parler du fait que l’on complète souvent l’utilisation des tampons par des protège-slips jetables. 

A titre de comparaison, la coupe menstruelle qui doit être remplacée tous les 5 à 10 ans, représente un budget total de 115 euros pour toute une vie. C’est notamment cet aspect économique qui convainc de nombreuses femmes de remplacer leurs tampons hygiéniques par une cup, qu’elles aient un flux abondant ou non.

3 Les tampons peuvent entraîner des sécheresses intimes et mycoses

Parce qu’il est absorbant, contrairement à la cup, le tampon ne respecte pas la flore vaginale dont l’équilibre est très fragile. Il absorbe le sang des règles certes, mais également avec lui cette barrière protectrice et hydratante que forment les sécrétions vaginales. Cela peut alors créer des sécheresses vaginales donnant lieu à des sensations de brûlure très désagréables.

tampon hygiénique qui peut être irritant

Mais ce n’est pas tout, des tests ont démontré que certains tampons perdent une quantité de fibres importante au moment du retrait. Ces fibres restées dans le vagin peuvent alors entraîner démangeaisons, irritations et perturber la flore vaginale. Cela peut aller jusqu’à provoquer des mycoses à répétitions. 

4 Les tampons contiennent des résidus de substances toxiques

Les fabricants de tampons et autres protections hygiéniques jetables ont longtemps rechigné à donner la composition exacte de leurs produits, et le flou qui existe à ce sujet persiste encore aujourd’hui. En 2016, c’est le magazine 60 millions de consommateurs qui a tiré la sonnette d’alarme après avoir révélé la présence de résidus toxiques (dont du glyphosate).

En 2017, la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) a conduit une enquête dont l’objectif était de contrôler les produits d’hygiène féminine. Cette enquête a révélé que les 6 références de tampons hygiéniques étudiées contenaient des traces de dioxines (polluants industriels), de furanes et d’EOX. Même si les taux relevés sont faibles, les risques liés à une exposition sur le long terme eux, restent inconnus.

5 Un tampon peut être à l’origine d’un Syndrome du Choc Toxique

Le Syndrome du Choc Toxique ou SCT est une maladie potentiellement mortelle qui peut être provoquée par un tampon lorsqu’il est porté trop longtemps. En cause : le sang stagnant dans le tampon s’avère être un milieu propice au développement de la bactérie staphylocoque doré responsable du choc toxique, SI elle est déjà présente (ce qui est très rare). Le choc toxique se développe lorsqu’elle finit par passer dans le sang. Les principaux symptômes du SCT sont : fièvre, vomissements, étourdissement ou encore diarrhées. 

Si l’irruption du choc toxique peut aussi avoir lieu avec une cup portée trop longtemps (le sang stagne tout autant), les risques avec le tampon sont probablement supérieurs dans la mesure où il fragilise la barrière naturelle de la muqueuse vaginale. Cela a pour effet de faciliter le passage de la bactérie incriminée dans le sang. Il est donc recommandé de porter une protection interne maximum 8 heures. Les protections externes telles que les culottes menstruelles ne maintiennent pas le sang stagnant au contact des parois vaginales et ne représentent donc pas de danger à cet égard.

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